<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Au fil de l&apos;O&#xe9;sie . . . . . . . . . . . . . . . . . .  textes de B&#xe9;rang&#xe8;re Morel</title><link>http://loesie.canalblog.com/</link><description>&#xca;tre po&#xe8;te, c’est arr&#xea;ter le temps, c’est saisir cet instant invisible et le d&#xe9;cupler &#xe0; l’infini sur le papier, ou ailleurs, ou autrement…
    &#xca;tre po&#xe8;te, c’est aller en avant en conscientisant tes racines et le temps.
    Ressentir…
    Plier…</description><language>fr</language><lastBuildDate>Sun, 06 Jul 2008 13:17:46 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Accords fr&#xf4;l&#xe9;s, ch 4 (partie 4)</title><dc:creator>blairaudes</dc:creator><link>http://loesie.canalblog.com/archives/2008/07/04/9809532.html</link><category>Roman, accords fr&#xf4;l&#xe9;s</category><comments>http://loesie.canalblog.com/archives/2008/07/04/9809532.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://loesie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9809532/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://loesie.canalblog.com/archives/2008/07/04/9809532.html</guid><description>&lt;meta content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; http-equiv=&quot;Content-Type&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;Word.Document&quot; name=&quot;ProgId&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;Microsoft Word 11&quot; name=&quot;Generator&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;Microsoft Word 11&quot; name=&quot;Originator&quot; /&gt;&lt;link href=&quot;file:///C:\DOCUME~1\BEN&amp;amp;BE~1\LOCALS~1\Temp\msohtml1\01\clip_filelist.xml&quot; rel=&quot;File-List&quot; /&gt;&lt;style&gt;
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sur la raison de mes &#xe9;checs scolaires mais il n’en n’a rien &#xe9;t&#xe9;. Mon p&#xe8;re m’a
expliqu&#xe9; qu’ils avaient peut-&#xea;tre bousill&#xe9; ma vie, mais qu’ils avaient deux &#xe0;
le faire, m&#xea;me si aujourd’hui, il n’en n’&#xe9;tait pas fier. J’avais toujours v&#xe9;cu
dans un monde d’adultes. Quand je rentrais de l’&#xe9;cole, c’est un appartement
vide que je trouvais, et je me pr&#xe9;parais seule mon go&#xfb;ter. Je me mettais parfois
au lit sans les avoir embrass&#xe9;s parce-qu’il &#xe9;tait arriv&#xe9; que leur absence se prolonge&#xe2;t
jusqu’&#xe0; dix ou onze heures. Il continuait de parler. Je n’avais rien &#xe0; dire,
rien &#xe0; ajouter. Mes gestes devenaient m&#xe9;caniques et j’arrivais &#xe0; fermer la
petite fen&#xea;tre qui donnait sur Olivier. Je laissais mon p&#xe8;re discourir. Il me
disait que Sophie m’aimait bien, qu’elle avait conscience d’avoir &#xe9;t&#xe9; plus
vernie que moi au niveau familial m&#xea;me si l’argent lui avait manqu&#xe9; enfant.
C’&#xe9;tait elle qui avait pouss&#xe9; mon p&#xe8;re &#xe0; venir, il ne s’en cachait pas, et je
ne m’en offusquais pas non plus. Si ma petite sœur pouvait avoir tout ce dont
j’avais manqu&#xe9;, cela me suffirait pour accepter son existence. Il disait qu’il
fallait me remettre sur les rails. Quels rails ? O&#xf9; avais-je donc d&#xe9;raill&#xe9; ?
M’avait-on fait d&#xe9;railler ? J’&#xe9;tais belle et talentueuse dans le regard de
mon p&#xe8;re mais il y avait longtemps que je ne croyais plus en cette providence
ou ce destin. Il avait lu mon roman et l’avait trouv&#xe9; bon. Malgr&#xe9; ses
compliments, je savais qu’un travail colossal m’attendait si je voulais
progresser. Il fallait que je continue. Je te l’ai dit plus haut, pour
poursuivre mon but, ma qu&#xea;te, il fallait que je revive certaines choses et que
je les accepte enfin, mais de cela, je n’&#xe9;tais pas s&#xfb;re d’en avoir la force et
la volont&#xe9;. Je demandais juste au ciel de m’accorder suffisamment de vigueur
jusqu’au d&#xe9;part d’Olivier. J’avais commenc&#xe9; &#xe0; l’aimer et je savais qu’il
fallait qu’il parte. Il fallait qu’il aille construire sa vie hors de moi.
J’avais &#xe0; cet instant si peu de consid&#xe9;ration envers moi-m&#xea;me que je ne
regardais m&#xea;me plus mon p&#xe8;re dans les yeux. Je regardais ses mains, elles diss&#xe9;quaient
son crabe avec m&#xe9;ticulosit&#xe9; et se battaient avec les pinces. Je l’observais &#xe0;
la d&#xe9;rob&#xe9;e, je ne voulais plus croiser son regard. Mon p&#xe8;re vidait son sac et
je le voyais s’&#xe9;lever tant il devenait l&#xe9;ger. Depuis combien de temps
gardait-il cela en lui ? Pourquoi aujourd’hui ? Il me le dit sans que
j’aie &#xe0; poser la question. Il me savait sur la tangente, il devinait dans mes
attitudes une volont&#xe9; &#xe0; ne pas aimer ou &#xe0; d&#xe9;saimer, qui le terrifiait. J’&#xe9;tais
sa fille et pour cela, il s’estimait responsable de la fragilit&#xe9; de mon
personnage. Il n’avait pas dit &#xab; personne &#xbb; mais &#xab; personnage &#xbb;.
Il n’&#xe9;tait pas dupe de tous ces artifices que je m’&#xe9;vertuais &#xe0; d&#xe9;ployer. Il
n’&#xe9;tait pas dupe de mes mises en sc&#xe8;ne. Il n’&#xe9;tait dupe de rien du tout sinon
que sa fille &#xe9;tait au bout du rouleau, incapable d’aimer, de donner, et
incapable de progresser sur son chemin de luminosit&#xe9;. J’&#xe9;tais prisonni&#xe8;re des
ombres, prisonni&#xe8;re d’un pass&#xe9; que j’avais enterr&#xe9; et qui jaillissait comme un
monstre fantomatique. Il fallait que je retrouve celle que j’avais perdue,
celle que j’avais abandonn&#xe9;e aux portes de l’adolescence. Il n’y avait pas eu
qu’un seul coup de hache mais ils se rapportaient tous au sexe, alors je
baisais, je baisais &#xe0; tout va, je baisais pour oublier, je baisais pour narguer
les nobles sentiments, je baisais en hommage &#xe0; la lune et je biaisais
simplement ma vie. Je prenais le plaisir l&#xe0; o&#xf9; il se trouvait et j’aimais &#xe7;a.
Et quoiqu’il advienne, que je gu&#xe9;risse de ce mal qui me terrassait ou que je
n’en gu&#xe9;risse pas, je continuerais &#xe0; aimer &#xe7;a. Il se rappelait de la
fausse-couche de ma m&#xe8;re, de cette sœur avort&#xe9;e, de sa peine, de ma peine, de
celle de ma m&#xe8;re, car quoiqu’elle soit devenue, de la peine, elle en avait eu &#xe0;
revendre. Mon p&#xe8;re et elle s’&#xe9;taient tromp&#xe9;s de rencontre. Ils avaient confondu
le plaisir des corps, celui de la passion avec l’amour. Leur histoire aurait pu,
ou aurait d&#xfb; s’arr&#xea;ter l&#xe0;, mais ils n’en n’avaient eu ni la force, ni l’envie, ou
peut-&#xea;tre m&#xea;me qu’ils n’y avaient pas pens&#xe9;. Ils s’&#xe9;taient enfouis, dissimul&#xe9;s
sous des couches de fric et de sexe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

</description><pubDate>Fri, 04 Jul 2008 08:51:16 GMT</pubDate></item><item><title>Accords fr&#xf4;l&#xe9;s, ch 4 (partie 3)</title><dc:creator>blairaudes</dc:creator><link>http://loesie.canalblog.com/archives/2008/06/27/9734182.html</link><category>Roman, accords fr&#xf4;l&#xe9;s</category><comments>http://loesie.canalblog.com/archives/2008/06/27/9734182.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://loesie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9734182/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://loesie.canalblog.com/archives/2008/06/27/9734182.html</guid><description>&lt;meta content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; http-equiv=&quot;Content-Type&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;Word.Document&quot; name=&quot;ProgId&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;Microsoft Word 11&quot; name=&quot;Generator&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;Microsoft Word 11&quot; name=&quot;Originator&quot; /&gt;&lt;link href=&quot;file:///C:\DOCUME~1\BEN&amp;amp;BE~1\LOCALS~1\Temp\msohtml1\01\clip_filelist.xml&quot; rel=&quot;File-List&quot; /&gt;&lt;style&gt;
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;/span&gt;Le monde autour de moi, continuait,
imperturbable. Si je n’avais pas exist&#xe9;, l’aurait-il su ? Si je d&#xe9;cidais
de mourir &#xe0; cet instant, quelqu’un s’en apercevrait-il ? Je ne parle pas
de l’apr&#xe8;s, mais du moment. Un &#xea;tre, la terre, le ciel, un oiseau pourrait-il
s’apercevoir que je meure au moment ou je meure ? Les questions
s’imbriquaient les unes dans les autres et j’&#xe9;prouvais des difficult&#xe9;s &#xe0; les brider.
J’avais la sensation que le mal s’engouffrait en moi. Je devenais rancuni&#xe8;re et
mauvaise, et je savais enfin pourquoi j’avais assomm&#xe9; Ignace-F&#xe9;lix.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;C’est mon p&#xe8;re qui a froiss&#xe9; les pages de mon
silence, il est venu &#xe0; pas de loup et il m’a remise debout. Il m’a dit qu’il
m’emmenait manger dehors. Je l’ai suivi, j’&#xe9;tais un zombie, manger et boire un
verre, &#xe7;a ne pouvait pas me faire de mal. Il ne m’a pas demand&#xe9; o&#xf9; &#xe9;tait
Olivier, et &#xe0; mon avis, il devait savoir pour Barbara car son regard &#xe9;tait
voil&#xe9;. Il &#xe9;tait neuf heures et il m’a tra&#xee;n&#xe9;e dans cet endroit irr&#xe9;prochable o&#xf9;
j’avais fait une sc&#xe8;ne &#xe0; Olivier. Je ne ferais pas de sc&#xe8;ne &#xe0; mon p&#xe8;re. Je n’en
n’avais pas le d&#xe9;sir. J’&#xe9;tais envahie par des sensations &#xe9;tranges, des maux anciens
revenaient inexorablement &#xe0; la charge, et je ne pouvais que les accepter. Je me
suis install&#xe9;e tranquillement, presque paisiblement, alors qu’un feu d&#xe9;moniaque
d&#xe9;vorait mon corps. Je placardais un regard vide sur ma face palie. Mon p&#xe8;re
qui a pris la commande, on nous avait plac&#xe9;s pr&#xe8;s de la chemin&#xe9;e et les b&#xfb;ches
se consumaient lentement sous mes pupilles inertes. Les enceintes diffusaient
Monk et Coltrane et ce n’&#xe9;tait pas pour me d&#xe9;plaire. Il fallait bien que les
choses plaisantes continuent &#xe0; exister. Je laiss&#xe9; mon p&#xe8;re d&#xe9;cider pour moi,
j’&#xe9;tais incapable d’op&#xe9;rer le moindre choix. Je me laissais porter et c’&#xe9;tait
bien agr&#xe9;able. J’avais huit ans, dix ans, douze ans, et j’&#xe9;tais une autre. Je
n’ouvrais pas la bouche, j’attendais qu’il parle. Quand on a port&#xe9; notre
premier verre &#xe0; nos l&#xe8;vres, il a commenc&#xe9; doucement, presque tendrement, il m’a
parl&#xe9; de ses projets, de ce renouveau qui incendiait sa vie, des ann&#xe9;es
g&#xe2;ch&#xe9;es, de ce qu’il regrettait ou ne regrettait pas.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;__J’aurais du partir bien
plus t&#xf4;t, m’a-t-il d&#xe9;clar&#xe9; les yeux brillants, j’aurais du quitter ta m&#xe8;re et
t’emmener avec moi…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;C’&#xe9;tait une constatation, am&#xe8;re__tu as
remarqu&#xe9;, dans am&#xe8;re, il y a m&#xe8;re__j’en conviens, mais une belle constatation
quand on sait que mon p&#xe8;re n’avait pas d&#xfb; jeter un œil &#xe0; l’ext&#xe9;rieur de son
bureau durant mes ann&#xe9;es adolescentes. Son refuge avait &#xe9;t&#xe9; le travail, le
travail &#xe0; tout prix. Au prix de sa fille, il le savait, il me l’avouait, mais
il &#xe9;tait trop tard. Les aiguilles s’&#xe9;taient emball&#xe9;es, on avait b&#xe2;ti nos existences
respectives en fonction de param&#xe8;tres qui avaient calcin&#xe9; tout espoir d’une vie
de famille. Le temps ne rebrousserait jamais son chemin et il fallait
maintenant vivre avec ce pass&#xe9;, si lourd fut-il. Il ne savait pas quand on
avait commenc&#xe9; &#xe0; se perdre, quand ma m&#xe8;re avait cess&#xe9; d’&#xea;tre m&#xe8;re, et si elle
l’avait bien &#xe9;t&#xe9; un jour. Il ne savait plus quand nos trois vies, quand les
trois personnes que l’on &#xe9;tait, s’&#xe9;taient emmur&#xe9;es dans ce silence feutr&#xe9; et
glacial. Il se souvenait de mes le&#xe7;ons de piano, de mes doublements d’heure
lorsque je n’avais pas accompli les le&#xe7;ons de la veille. Il ne donnait pas tous
les torts &#xe0; ma g&#xe9;nitrice et s’en octroyait m&#xea;me une partie consid&#xe9;rable. Il ne
savait plus quand il avait cess&#xe9; de l’aimer, quand il avait oubli&#xe9; qu’il avait une
fille. Le temps avait jou&#xe9; avec les &#xea;tres que nous &#xe9;tions alors, nos sentiments
discordants n’avaient jamais r&#xe9;ussi &#xe0; se rencontrer, et nos &#xe2;mes s’&#xe9;taient
pli&#xe9;es &#xe0; ce qu’on appelle l’&#xe9;go&#xef;sme.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;__T’&#xe9;tais une enfant
tellement intelligente, tellement vive…&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;

</description><pubDate>Fri, 27 Jun 2008 19:07:56 GMT</pubDate></item><item><title>Accords fr&#xf4;l&#xe9;s, ch 4 (partie 3)</title><dc:creator>blairaudes</dc:creator><link>http://loesie.canalblog.com/archives/2008/06/26/9721488.html</link><category>Roman, accords fr&#xf4;l&#xe9;s</category><comments>http://loesie.canalblog.com/archives/2008/06/26/9721488.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://loesie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9721488/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://loesie.canalblog.com/archives/2008/06/26/9721488.html</guid><description>&lt;meta content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; http-equiv=&quot;Content-Type&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;Word.Document&quot; name=&quot;ProgId&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;Microsoft Word 11&quot; name=&quot;Generator&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;Microsoft Word 11&quot; name=&quot;Originator&quot; /&gt;&lt;link href=&quot;file:///C:\DOCUME~1\BEN&amp;amp;BE~1\LOCALS~1\Temp\msohtml1\01\clip_filelist.xml&quot; rel=&quot;File-List&quot; /&gt;&lt;style&gt;
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;Quand elle est partie, j’ai remarqu&#xe9; ses
yeux pein&#xe9;s, son expression d&#xe9;vast&#xe9;e par la tristesse et la col&#xe8;re. Qu’y
pouvais-je ? Avait-elle le pouvoir de m’inventer autrement ou de me faire
rena&#xee;tre de mes cendres ? Que savait-elle de ma vie ? Je ne disais vraiment
jamais que ce que je d&#xe9;cidais de dire, jamais plus, ni &#xe0; elle, ni aux autres.
Jamais je ne laissais &#xe9;chapper ces petits bouts de moi qui auraient pu les
&#xe9;clairer sur mon sort et les aider &#xe0; comprendre les m&#xe9;canismes de ma
personnalit&#xe9;. Cependant, mes d&#xe9;fenses s’affaiblissaient, l’avenir m’apparaissait
soudainement bien sombre. Certaines choses terrifiantes de mon pass&#xe9;
ressurgissaient dans un flux qui me laissait pantelante de douleur. Les
ramifications du cœur et celles du cerveau sont d’une alchimie redoutable quand
elles d&#xe9;cident de s’allier. Je n’ignorais pas qu’&#xe0; l’int&#xe9;rieur de moi, une
bataille terrible avait commenc&#xe9;, elle se livrait sans concession depuis de
nombreuses semaines, et je ne pouvais que faire perdurer le silence. Je ne
savais pas quand l’orage viendrait, mais il viendrait et me ravagerait. Je ne
voulais pas m’inventer autrement mais pour que je me r&#xe9;alise, il fallait
accepter ce que la vie me donnait ou me prenait. La vie m’avait pris beaucoup,
et &#xe0; mon tour, j’attendais qu’elle me donne. Tout devenait compliqu&#xe9;. Tout ce
que j’avais enfoui si brillamment refluait dans une progression lente mais
inexorable. J’avais d&#xe9;cid&#xe9; que personne ne saurait jamais rien, je pr&#xe9;f&#xe9;rais
continuer &#xe0; &#xea;tre prise pour cette gamine capricieuse et inconstante. Et pour
cela, je ne pourrais jamais aimer Olivier ou du moins, je ne pourrais jamais me
permettre de l’aimer. Il nous restait quelques jours et je n’&#xe9;tais pas s&#xfb;re de
le revoir. Fonnie &#xe9;tait partie compl&#xe8;tement d&#xe9;sesp&#xe9;r&#xe9;e, elle allait rendre
visite &#xe0; Barbara et aurait aim&#xe9; que je l’accompagne. Je pensais que Barbara
comprendrait mon geste et qu’elle ne m’en tiendrait pas rigueur. Je ne savais
plus o&#xf9; j’en &#xe9;tais…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;J’&#xe9;tais celle qui croquait les hommes,
j’&#xe9;tais celle qui se d&#xe9;fon&#xe7;ait un peu trop, j’&#xe9;tais celle qui baisait comme
d’autres se curent les ongles ou vont aux chiottes. Avais-je d&#xe9;j&#xe0; eu du respect
pour mon corps, si oui, je ne m’en souvenais pas. Bien s&#xfb;r, j’avais mes cr&#xe8;mes,
je m’adoucissais la peau, je m’&#xe9;pilais parfois, surtout l’&#xe9;t&#xe9;, quand les
convenances nous invitaient &#xe0; d&#xe9;couvrir les jambes, mais tout cela n’&#xe9;tait
qu’une fr&#xea;le apparence. En r&#xe9;alit&#xe9;, &#xe0; voir le nombre de cigarettes que je
fumais en ce moment et le nombre de cadavres qui s’empilaient sous mon &#xe9;vier, je
n’&#xe9;tais plus certaine de pouvoir tenir le coup. Avant de m’&#xe9;crouler, je voulais
seulement qu’Olivier s’en aille. Je voulais qu’il garde l’image d’une jeune
femme dr&#xf4;le et &#xe9;mouvante, d’une jeune femme capricieuse mais forte. A aucun
prix, je n’aurais d&#xe9;sir&#xe9; qu’Olivier ne soit un jour au courant du raz-de-mar&#xe9;e
qui se promettait de fracasser mes parades et l’&#xe9;quilibre pr&#xe9;caire qui me
maintenait en vie. Fonnie avait referm&#xe9; la porte sur elle, elle ne l’avait pas
claqu&#xe9;e mais j’y avais senti toute la contenance de son geste. Elle se mod&#xe9;rait
et m’attendait au tournant. Je suis finalement all&#xe9;e m’allonger. Je n’avais pas
de nouvelles d’Olivier mais j’avais volontairement laiss&#xe9; mon portable &#xe9;teint,
et je n’avais pas l’intention de le rallumer, ce qu’il adviendrait par la
suite, je n’en savais rien, mais ce serait ainsi. Et les heures ont tourn&#xe9; sans
que rien ne se passe. Il s’agissait maintenant d’&#xea;tre capable de franchir
chaque seconde&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Barbara se cognait brutalement &#xe0; la
r&#xe9;alit&#xe9;, elle faisait connaissance avec sa nouvelle vie. La petite sœur
d’Olivier s’appr&#xea;tait &#xe0; mourir. Mon p&#xe8;re se pr&#xe9;parait &#xe0; jouir &#xe0; l’int&#xe9;rieur de
sa femme. Ma m&#xe8;re se rendait chez son coiffeur, elle n’avait plus de fille. Fonnie
rentrait chez elle, assez perturb&#xe9;e par les &#xe9;v&#xe9;nements ext&#xe9;rieurs qui venaient
flirter avec son existence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

</description><pubDate>Thu, 26 Jun 2008 18:30:47 GMT</pubDate></item><item><title>Accords fr&#xf4;l&#xe9;s, ch 4 (partie 2)</title><dc:creator>blairaudes</dc:creator><link>http://loesie.canalblog.com/archives/2008/06/25/9708571.html</link><category>Roman, accords fr&#xf4;l&#xe9;s</category><comments>http://loesie.canalblog.com/archives/2008/06/25/9708571.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://loesie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9708571/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://loesie.canalblog.com/archives/2008/06/25/9708571.html</guid><description>&lt;meta content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; http-equiv=&quot;Content-Type&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;Word.Document&quot; name=&quot;ProgId&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;Microsoft Word 11&quot; name=&quot;Generator&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;Microsoft Word 11&quot; name=&quot;Originator&quot; /&gt;&lt;link href=&quot;file:///C:\DOCUME~1\BEN&amp;amp;BE~1\LOCALS~1\Temp\msohtml1\01\clip_filelist.xml&quot; rel=&quot;File-List&quot; /&gt;&lt;style&gt;
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;__Barbara s’est r&#xe9;veill&#xe9;e
Prune…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Barbara s’&#xe9;tait r&#xe9;veill&#xe9;e cette nuit et Fonnie
l’avait vue pendant quelques minutes. Elle m’a d&#xe9;clar&#xe9; doucement que Barb
allait avoir besoin de nous dans les jours et les mois qui viendraient. J’ai
vaguement grommel&#xe9; quelque-chose qu’elle n’a pu comprendre, je ne savais
simplement pas comment lui dire que je ne voulais pas participer &#xe0; ce genre de
r&#xe9;jouissances. Elle a esquiss&#xe9; un sourire froid et a pris de mes nouvelles.
Elle voulait savoir comment je vivais la situation avec Olivier.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;__Je porte un st&#xe9;rilet.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;C’&#xe9;tait venu tout seul. Fonnie &#xe9;tait
enceinte, Sophie &#xe9;tait enceinte, et Barbara l’avait &#xe9;t&#xe9;. &#xc7;a frisait l’&#xe9;pid&#xe9;mie.
Je n’avais pas la moindre envie de lui parler de notre relation, ni de
l’accident de Barbara d’ailleurs. En fait je crois bien que je voulais juste
garder les dents serr&#xe9;es et emprisonner les mots. Le silence s’&#xe9;ternisait mais
je sentais nos phrases pr&#xea;tes &#xe0; bondir l’une sur l’autre. Je savais que Fonnie
ne voulait pas me blesser et qu’elle se retenait de crier ce qu’elle &#xe9;tait
venue me dire. On a finalement bu un th&#xe9; en laissant des banalit&#xe9;s usurper notre
conversation. Il &#xe9;tait clair que je la d&#xe9;cevais &#xe0; ne pas vouloir la laisser
p&#xe9;n&#xe9;trer mon intimit&#xe9;. Seulement, j’&#xe9;tais incapable de la p&#xe9;n&#xe9;trer moi-m&#xea;me,
alors laisser l’&#xe9;tranger s’engouffrer en moi, c’&#xe9;tait juste irr&#xe9;alisable. Elle
aurait voulu que je m’&#xe9;tende, que je l&#xe2;che prise, et que je crache ma
m&#xe9;lancolie &#xe0; son cœur. Je ne le voulais pas et je ne le pouvais pas. Elle a n&#xe9;anmoins
r&#xe9;ussi &#xe0; parler d’un autre sujet tout aussi douloureux. Elle m’a avou&#xe9; qu’elle savait
pour le livre de mon p&#xe8;re, Olivier lui en avait touch&#xe9; deux mots. Je me suis
but&#xe9;e &#xe0; cet instant. Mon visage s’est ferm&#xe9; d’un seul coup et je suis all&#xe9;e
fumer une cigarette &#xe0; la fen&#xea;tre de la cuisine. Elle m’a rejoint assez
rapidement et elle m’a dit que j’allais me consumer comme la clope sur laquelle
j’&#xe9;tais nerveusement en train de tirer si je continuais &#xe0; ce rythme l&#xe0;. J’avais
trente-un ans et elle savait que je ne pourrais pas me contenter longtemps de me
maintenir la t&#xea;te hors de l’eau. J’aspirais &#xe0; de grandes choses et je ne
faisais rien d’autre que m’enfoncer dans les m&#xe9;andres de ma petite vie merdeuse
d’adolescente. Elle a dit cela. Elle a profess&#xe9; tr&#xe8;s paisiblement que ma vie
&#xe9;tait merdique et qu’il &#xe9;tait temps que je grandisse.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;__Je te connais, si tu
continues comme &#xe7;a, tu vas p&#xe9;ter les plombs ma vieille. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Je ne r&#xe9;pondais pas &#xe0; ses invectives. Je ne
voulais surtout pas lui l&#xe2;cher un mot qui aurait pu lui faire gagner du
terrain.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;__Tu ne parles jamais en
profondeur ! Avec toi, tout ce qui est essentiel est tabou. Tu comptes
faire quoi Prune ? Tu comptes t’en sortir comment ?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Putain, elle me gonflait &#xe0; me seriner ce
que je ressentais. Je comprenais bien que ma soupape ne tiendrait pas des mois,
mais je voulais attendre qu’Olivier se soit &#xe9;loign&#xe9; de mon regard. Ensuite j’attendrais
de voir quelle tournure le fil des &#xe9;v&#xe9;nements prendrait.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;__Prune, tu
m’&#xe9;coutes ? R&#xe9;ponds-moi s’il te plait ! R&#xe9;agis bordel ! Tu
cherches quoi ? Qu’Olivier t’attende toute sa vie, que ton bouquin avance
tout seul, que Barbara remarche en un claquement de doigts ?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Je ne r&#xe9;pondais pas et je m’engouffrais &#xe0;
l’int&#xe9;rieur de mon corps. Je me hissais dans l’un de mes mondes parall&#xe8;les. Je
pensais &#xe0; Manuel, ce type que j’avais rencontr&#xe9; &#xe0; la Gargouille. Je n’allais
pas r&#xe9;pondre &#xe0; Fonnie, j’avais d&#xe9;cid&#xe9; qu’elle n’entendrait pas le son de ma
voix jusqu’&#xe0; notre prochaine rencontre. &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;

</description><pubDate>Wed, 25 Jun 2008 18:23:50 GMT</pubDate></item><item><title>Accords fr&#xf4;l&#xe9;s, ch 4 (partie 1)</title><dc:creator>blairaudes</dc:creator><link>http://loesie.canalblog.com/archives/2008/06/24/9694584.html</link><category>Roman, accords fr&#xf4;l&#xe9;s</category><comments>http://loesie.canalblog.com/archives/2008/06/24/9694584.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://loesie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9694584/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://loesie.canalblog.com/archives/2008/06/24/9694584.html</guid><description>&lt;meta content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; http-equiv=&quot;Content-Type&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;Word.Document&quot; name=&quot;ProgId&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;Microsoft Word 11&quot; name=&quot;Generator&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;Microsoft Word 11&quot; name=&quot;Originator&quot; /&gt;&lt;link href=&quot;file:///C:\DOCUME~1\BEN&amp;amp;BE~1\LOCALS~1\Temp\msohtml1\01\clip_filelist.xml&quot; rel=&quot;File-List&quot; /&gt;&lt;style&gt;
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;text-align: center; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;text-align: center; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%;&quot;&gt;4&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;text-align: center; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%;&quot;&gt;Quand le noir s’en vient &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;







&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp; &lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Je ne savais pas s’il me rejoindrait ce
soir. Je ne savais m&#xea;me pas quand il partirait. Je n’avais rien voulu entendre,
ni &#xe9;couter, mais je n’ignorais pas que la vie allait bient&#xf4;t tourner une page
de notre histoire. J’&#xe9;tais allong&#xe9;e sur mon lit et je regardais la pluie battre
violemment les vitres de mon appartement. Il faisait toujours tr&#xe8;s chaud, et je
commen&#xe7;ais &#xe0; m’inqui&#xe9;ter pour la voisine octog&#xe9;naire. Je n’&#xe9;tais pas ivre,
juste un peu d&#xe9;chir&#xe9;e. Il &#xe9;tait quatre heures du matin et je ne savais pas ce
qu’Olivier foutait. J’avais une esp&#xe8;ce de boule dans la gorge mais &#xe7;a serrait
trop pour que je puisse aligner ne serait-ce que deux larmes. Le temps &#xe9;tait &#xe0;
la fac&#xe9;tie, en un instant ma vie avait bascul&#xe9; dans un m&#xe9;lodrame dont je
n’&#xe9;tais m&#xea;me pas l’h&#xe9;ro&#xef;ne. Je ne savais pas ce qui serait le mieux pour
Barbara, je ne savais pas s’il fallait qu’elle se r&#xe9;veille. Je ne savais pas
s’il fallait qu’elle vive. Je ne savais pas si je pr&#xe9;f&#xe9;rais la voir dans un
fauteuil ou sous des tonnes de terre. Je commen&#xe7;ais &#xe0; avoir un bel aper&#xe7;u de
mon &#xe9;go&#xef;sme latent. Je me refusais au droit de souffrir, je ne voulais pas &#xea;tre
le jouet de sentiments aussi distordus. J’&#xe9;tais belle et insouciante, mais
pouvait-on le rester toute une vie ? Ces &#xe9;preuves, je craignais de les
traverser. J’avais peur de lire au travers des yeux de Barbara. Comment
allais-je regarder mon amie ? Et comment allait-elle me regarder, moi,
celle qu’on m&#xe9;nageait ? J’ignorais si j’aurais le courage de me tra&#xee;ner &#xe0;
l’h&#xf4;pital le lendemain, une petite voix int&#xe9;rieure me certifiait la n&#xe9;gative. J’avais
un verre &#xe0; la main mais il n’y avait aucune autre solution, cela apaiserait mes
tensions et me permettrait de tenir jusqu’&#xe0; la venue de Morph&#xe9;e. Je n’attendais
plus Olivier. Il ne viendrait plus. Il allait jouer jusqu’&#xe0; l’aube et dormirait
ailleurs, je le pressentais. J’ai mis un Woody Allen et j’ai bu ma bouteille en
solitaire. Etait-ce cela ma bataille ? J’avais bien conscience que ce que
m’avait dit Ludo tout &#xe0; l’heure &#xe9;tait vrai. Je me d&#xe9;fon&#xe7;ais de plus en plus… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Je souriais tendrement parce-que j’y
prenais beaucoup de plaisir. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;L’aube avait d&#xe9;guerpi depuis longtemps
quand Fonnie a fait r&#xe9;sonner la sonnette de mon interphone jusqu’&#xe0; ce que je le
d&#xe9;croche. J’avais d&#xfb; m’endormir vers six heures du matin et ma t&#xe9;l&#xe9;vision
gr&#xe9;sillait. Je lui ai ouvert, et quand elle a vu mon visage, elle est all&#xe9;e
tout de suite &#xe0; la cuisine me pr&#xe9;parer un caf&#xe9;. Je la soup&#xe7;onnais d’avoir eu une
conversation avec Olivier. Elle ne me posa aucune question mais elle
s’engouffra dans ma chambre pour y d&#xe9;busquer la compagne de mes
d&#xe9;senchantements. Elle a ramen&#xe9; mon verre vide et la bouteille que j’avais
descendue en compagnie de Woody.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;__Eh bien, tu t’emmerdes
pas &#xe0; ce que je vois, m’a-t-elle d&#xe9;clar&#xe9;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Elle parcourait l’&#xe9;tiquette, et c’&#xe9;tait un
bon cru. Je lui ai sommairement expliqu&#xe9; que j’avais attendu une occasion
particuli&#xe8;re pour la d&#xe9;boucher. Et puis je n’ai plus rien dit. Je ne savais
plus quels &#xe9;taient les mots que je devais employer. Fonnie &#xe9;tait ici
parce-qu’elle savait que j’allais mal et que je me refusais &#xe0; accepter cela. Je
ne voulais surtout pas qu’elle s’apitoie sur mon sort. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;__Barbara s’est r&#xe9;veill&#xe9;e
Prune…&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;

</description><pubDate>Tue, 24 Jun 2008 17:07:09 GMT</pubDate></item><item><title>Accords fr&#xf4;l&#xe9;s, ch 3 (partie 21)</title><dc:creator>blairaudes</dc:creator><link>http://loesie.canalblog.com/archives/2008/06/23/9682735.html</link><category>Roman, accords fr&#xf4;l&#xe9;s</category><comments>http://loesie.canalblog.com/archives/2008/06/23/9682735.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://loesie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9682735/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://loesie.canalblog.com/archives/2008/06/23/9682735.html</guid><description>&lt;meta content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; http-equiv=&quot;Content-Type&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;Word.Document&quot; name=&quot;ProgId&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;Microsoft Word 11&quot; name=&quot;Generator&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;Microsoft Word 11&quot; name=&quot;Originator&quot; /&gt;&lt;link href=&quot;file:///C:\DOCUME~1\BEN&amp;amp;BE~1\LOCALS~1\Temp\msohtml1\01\clip_filelist.xml&quot; rel=&quot;File-List&quot; /&gt;&lt;style&gt;
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Il s’est mis &#xe0; pleuvoir dehors avec une
intensit&#xe9; incroyable, et j’ai pens&#xe9; que cela pouvait &#xea;tre mes larmes qui
coulaient du ciel. Ces larmes que ma peine et mes relents d’ignominie
emp&#xea;chaient de couler. Avais-je &#xe0; ce point cantonn&#xe9; mes amies dans un r&#xf4;le
duquel je ne voulais pas les voir sortir ? Je buvais une autre bi&#xe8;re et
fermais les yeux quelques minutes, le quartet &#xe9;tait excellent, je me laissais
envahir tout enti&#xe8;re par ce tempo qui savait si bien accrocher mon cœur. Je m’allumais
une bonne vieille cigarette et je fumais, il fallait juste que je tienne le
coup jusqu’&#xe0; la fermeture et que je ne pense plus &#xe0; tout cela. Nous n’&#xe9;tions
qu’en d&#xe9;but de soir&#xe9;e, et j’avais du pain sur la planche. Quand le quartet a
termin&#xe9; son premier set, les commandes ont afflu&#xe9; de partout, et je me suis
d&#xe9;men&#xe9;e comme une dingue. J’&#xe9;tais tremp&#xe9;e lorsque le groove a repris apr&#xe8;s la
pause, et j’ai &#xe9;t&#xe9; fumer un joint avec Ludo, pour d&#xe9;compresser. &#xc7;a a &#xe9;t&#xe9; fatal,
ma grande erreur de la soir&#xe9;e. Je sentais que devenais lourde, mes pieds
semblaient vouloir s’engluer dans les lattes du plancher et ne plus en sortir. L’attraction
terrestre exer&#xe7;ait ses inf&#xe2;mes pouvoirs sur mon corps. Un r&#xea;ve me happa en pleine
face quand je m’&#xe9;croulai.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Quand j’ai rouvert les yeux, j’&#xe9;tais
allong&#xe9;e par terre. Ludo se tenait juste au dessus de ma t&#xea;te, et il m’a gliss&#xe9;
doucement en souriant qu’il aurait &#xe9;t&#xe9; capable d’un bel effort pour moi, que
s’il l’avait fallu, il m’aurait fait du bouche &#xe0; bouche. J’avais du mal &#xe0;
comprendre ce qui m’&#xe9;tait arriv&#xe9;, et pourtant, je n’&#xe9;tais partie que quelques
secondes. Quelques secondes dont je ne me souviendrais jamais. Est-ce que
Barbara se souviendrait de son voyage n&#xe9;buleux ? Est-ce-qu’elle se
souviendrait de ce qu’elle ressentait quand elle marchait ? C’est &#xe0; elle
que je pensais en m’&#xe9;veillant. J’imaginais son visage blanchi par le sommeil.
Je la voyais perdue au fond d’elle-m&#xea;me, cherchant la porte de sortie,
cherchant &#xe0; s’&#xe9;vader de son cerveau&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;__Tu te d&#xe9;fonces trop la
gueule Prune…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;__C’est bon Ludo, j’ai pas
bouff&#xe9; aujourd’hui, juste un p’tit d&#xe9;j.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Je n’&#xe9;tais plus tr&#xe8;s &#xe0; l’aise, j’avais
perturb&#xe9; l’auditoire. L’orchestre s’&#xe9;tait tu quand je m’&#xe9;tais &#xe9;croul&#xe9;e alors
que j’aurais pr&#xe9;f&#xe9;r&#xe9; qu’il joue de plus belle. J’&#xe9;tais d&#xe9;sormais le point de
mire de quelques &#xe9;tudiants, ph&#xe9;nom&#xe8;ne que j’aurais appr&#xe9;ci&#xe9; en d’autres temps,
mais je pensais &#xe0; Barbara et c’&#xe9;tait douloureux. J’avais envie de la voir, mais
j’avais cette peur au ventre qui m’agrafait dans mes d&#xe9;sillusions. Je n’avais
jamais assist&#xe9; &#xe0; un enterrement de ma vie, et je n’avais jamais non plus visit&#xe9;
malades ou souffrants. Cela faisait partie des choses qui ne pouvaient pas m’accompagner
dans l’existence.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;

</description><pubDate>Mon, 23 Jun 2008 18:39:47 GMT</pubDate></item><item><title>Accords fr&#xf4;l&#xe9;s, ch 3 (partie 20)</title><dc:creator>blairaudes</dc:creator><link>http://loesie.canalblog.com/archives/2008/06/21/9654945.html</link><category>Roman, accords fr&#xf4;l&#xe9;s</category><comments>http://loesie.canalblog.com/archives/2008/06/21/9654945.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://loesie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9654945/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://loesie.canalblog.com/archives/2008/06/21/9654945.html</guid><description>&lt;meta content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; http-equiv=&quot;Content-Type&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;Word.Document&quot; name=&quot;ProgId&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;Microsoft Word 11&quot; name=&quot;Generator&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;Microsoft Word 11&quot; name=&quot;Originator&quot; /&gt;&lt;link href=&quot;file:///C:\DOCUME~1\BEN&amp;amp;BE~1\LOCALS~1\Temp\msohtml1\01\clip_filelist.xml&quot; rel=&quot;File-List&quot; /&gt;&lt;style&gt;
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Adrien avait pr&#xe9;f&#xe9;r&#xe9; t&#xe9;l&#xe9;phoner &#xe0; Fonnie, et mon
amie avait choisi de pr&#xe9;venir Olivier. Quel sentiment leur inspirais-je
donc ? &#xc9;tais-je une tra&#xee;tresse &#xe0; leurs yeux ? Une gamine imbuvable et
pr&#xe9;tentieuse ? N’&#xe9;tais-je pas l’amie de Barbara, de Fonnie ? Ne
pouvaient-elles pas compter sur moi quand quelque-chose leur arrivait ?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;__Pourquoi est-ce-que
personne ne m’a pr&#xe9;venue moi ? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Olivier a tourn&#xe9; sa langue au moins sept
fois dans sa bouche avant de daigner me fournir un substitut de r&#xe9;ponse. Chacun
avait eu peur de ma r&#xe9;action &#xe0; ce qu’il para&#xee;t. Adrien n’avait pas eu envie que
je p&#xe8;te un plomb au t&#xe9;l&#xe9;phone, et Fonnie ne savait pas comment ma fragilit&#xe9;
prendrait la chose. Il avait &#xe9;t&#xe9; convenu que ce serait Olivier qui m’en
parlerait apr&#xe8;s qu’il soit all&#xe9; la voir &#xe0; l’h&#xf4;pital, lui seul saurait
vraisemblablement mener cette t&#xe2;che &#xe0; bien. Une nouvelle carte de mon beau
ch&#xe2;teau venait de foutre le camp, j’avais longtemps refus&#xe9; qu’un tel &#xe9;difice se
construise &#xe0; mon insu, je ne voulais que rien ne puisse &#xea;tre d&#xe9;truit. Une
nouvelle carte de mon beau ch&#xe2;teau venait de simplement dispara&#xee;tre, et quelle
carte, Barbara l’&#xe9;tonnante, Barbara la grande et classieuse dame dormait d’un
sommeil inextricable.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;__C’est pas tout Prune, me
d&#xe9;clara Olivier d’une voix grave, elle &#xe9;tait enceinte, elle a fait une
fausse-couche…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Ce n’&#xe9;tait pas croyable ce que mes oreilles
pouvaient entendre aujourd’hui, Barbara enceinte, c’&#xe9;tait tellement peu
r&#xe9;aliste. J’ai dit &#xe0; Olivier qu’il d&#xe9;lirait, que Barb ne pouvait pas avoir
envie d’un autre gosse. Elle &#xe9;tait peut-&#xea;tre amoureuse de ce type mais elle
avait quarante ans. Olivier me r&#xe9;pondit doucement que mon p&#xe8;re en avait bien
cinquante, et que ce n’&#xe9;tait pas une entrave &#xe0; son bonheur, bien au contraire.
Je m’empressais de r&#xe9;torquer que n’&#xe9;tait pas la m&#xea;me chose, que c’&#xe9;tait un mec,
et que les mecs pouvaient envisager de se reproduire jusqu’&#xe0; leur derni&#xe8;re
goutte de sperme, jusqu’&#xe0; leur dernier lambeau de vie. Nous les femmes, &#xe9;tions programm&#xe9;es
pour ne pas durer. La course aux ovaires n’&#xe9;tait pas une v&#xe9;ritable course mais
un exutoire &#xe0; la mort. J’&#xe9;tais si choqu&#xe9;e que la douleur ne me frappa pas en
plein cœur, et je ratais m&#xea;me le marchand de larmes. Non, je pensais &#xe0; mon amie
enceinte d’&#xe0; peine un mois qui m’avait trahie. Comment avait-elle pu faire
cela ? Que Fonnie se reproduise allait dans l’ordre des choses, c’&#xe9;tait
acquis, mais Barbara, avait-elle bien r&#xe9;fl&#xe9;chi &#xe0; son initiative ? Comment
aurait-elle ins&#xe9;r&#xe9; ce ventre pro&#xe9;minant dans ses habitudes de noctambule
avertie ? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Fonnie &#xe9;tait dans les confidences de
Barbara depuis que cette histoire de maternit&#xe9; avait commenc&#xe9;, Fonnie savait
pour cette grossesse. Depuis le d&#xe9;but, toutes deux ne jouaient pas franc jeu
avec moi. Je relevais les yeux vers Olivier et je m’enqu&#xe9;rais de l’&#xe9;tat de
sant&#xe9; de l’autre, de celui qui avait partag&#xe9; cette vir&#xe9;e destructrice et
assassine avec mon amie. Il avait quelques contusions mais il marchait. J’&#xe9;tais
d&#xe9;j&#xe0; persuad&#xe9; qu’il ne tiendrait pas une semaine et qu’il la quitterait vite,
et je me demandais qui allait s’occuper de Barbara. Olivier a d&#xe9;cid&#xe9; de
s’&#xe9;loigner &#xe0; ce moment l&#xe0; mais avant il m’a expliqu&#xe9; que ce n’&#xe9;tait pas
parce-que Barbara ne marcherait peut-&#xea;tre plus jamais que Claus allait la
plaquer. Il y avait des gens qui s’aimaient au del&#xe0; des apparences et pour
Olivier, il &#xe9;tait &#xe9;vident que leurs liens n’en seraient que plus &#xe9;troits.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;__Mais putain, il fait de
la moto ce type, c’est un sportif, il adore crapahuter, faire de l’escalade, tu
crois vraiment qu’il va s’encombrer d’une handicap&#xe9;e ? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Je l’avais dit, j’avais prononc&#xe9; les mots
qu’il ne fallait pas dire. Parce-que qu’elle ne r&#xe9;pondait plus aux normes tr&#xe8;s
s&#xe9;lectives qui avaient fait de leur rencontre une romance &#xe0; deux balles,
j’&#xe9;tais certaine que son amoureux allait la planter. Olivier m’avait contempl&#xe9;e
avec rage et compassion. Il savait que je n’avais pas de confiance &#xe0; accorder, &#xe0;
personne. Et c’&#xe9;tait quelque-chose qui l’&#xe9;nervait et l’attristait tout &#xe0; la
fois. Je ne m’ouvrais pas aux autres, ni &#xe0; la vie. Jamais. Il m’aimait et il
avait envie que je lui rende cet amour, ce dont j’&#xe9;tais totalement incapable,
j’en convenais bien. Il ne s’est pas retourn&#xe9;, il est parti, il a quitt&#xe9; le bar
avec un pas d’oiseau bless&#xe9;. Je le d&#xe9;sesp&#xe9;rais. Je ne savais pas si je serais
capable de franchir le seuil de la chambre d’h&#xf4;pital de Barbara. Je ne savais
pas si je serais capable d’en discuter avec Fonnie. Quel cran aurais-je face &#xe0;
cela ? J’&#xe9;tais l’amie de Barbara et elle ne m’avait pas dit qu’elle &#xe9;tait
enceinte. J’&#xe9;tais sa confidente des jours heureux et malheureux et elle m’avait
tu ce d&#xe9;sir d’enfant. &lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;

</description><pubDate>Sat, 21 Jun 2008 06:49:37 GMT</pubDate></item><item><title>Accords fr&#xf4;l&#xe9;s, ch 3 (partie 19)</title><dc:creator>blairaudes</dc:creator><link>http://loesie.canalblog.com/archives/2008/06/19/9635845.html</link><category>Roman, accords fr&#xf4;l&#xe9;s</category><comments>http://loesie.canalblog.com/archives/2008/06/19/9635845.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://loesie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9635845/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://loesie.canalblog.com/archives/2008/06/19/9635845.html</guid><description>&lt;meta content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; http-equiv=&quot;Content-Type&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;Word.Document&quot; name=&quot;ProgId&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;Microsoft Word 11&quot; name=&quot;Generator&quot; /&gt;&lt;meta content=&quot;Microsoft Word 11&quot; name=&quot;Originator&quot; /&gt;&lt;link href=&quot;file:///C:\DOCUME~1\BEN&amp;amp;BE~1\LOCALS~1\Temp\msohtml1\01\clip_filelist.xml&quot; rel=&quot;File-List&quot; /&gt;&lt;style&gt;
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;__C’est &#xe0; quelle heure la
f&#xea;te ? Ai-je fini par lui demander.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Il a souri distraitement et m’a regard&#xe9;
dans les yeux, tr&#xe8;s profond&#xe9;ment, comme s’il cherchait &#xe0; en comprendre le
m&#xe9;canisme, comme s’il cherchait &#xe0; &#xe9;valuer ce que j’&#xe9;tais encore capable
d’endurer aujourd’hui. Ses yeux me fouillaient m&#xe9;thodiquement. Un air de
m&#xe9;lancolie ou peut-&#xea;tre de nostalgie se lisait sur son visage, et si la
m&#xe9;lancolie et moi, avions quelques affinit&#xe9;s, si nous partagions parfois de
longues soir&#xe9;es, il en allait autrement avec la nostalgie, nous refusions de
nous approcher l’une de l’autre. Il avait cette m&#xea;me expression le jour o&#xf9; il
m’avait quitt&#xe9;. Ses yeux s’&#xe9;taient par&#xe9;s de cette tristesse exsangue et avaient
finalement d&#xe9;voil&#xe9; ce que lui ne savait pas me dire. C’est moi qui avais &#xe9;t&#xe9;
chercher ses mots &#xe0; l’int&#xe9;rieur de lui, les lui arrachant presque. C’&#xe9;tait
peut-&#xea;tre moi qui avais provoqu&#xe9; cette rupture ce jour l&#xe0;. Ce vingt-deux juin,
quelque-chose s’&#xe9;tait ind&#xe9;niablement nou&#xe9; entre nous deux, mais c’&#xe9;tait moi qui
avais &#xe9;t&#xe9; chercher ses mots. J’avais su, j’avais compris. Ses pupilles
parlaient si bien, ses yeux racontaient tout ce qu’il ne savait pas dire, ils
sont le miroir de l’&#xe2;me parait-il, c’est vrai, du moins pour Olivier. Ses yeux
le refl&#xe8;tent &#xe9;trangement. C’est un sentiment douloureux qui lui avait clos les
l&#xe8;vres et qui l’avait emp&#xea;ch&#xe9; de parler, mais apr&#xe8;s que mes mots &#xe0; moi,
maladroits et brutaux, provocateurs et indignes, aient trouv&#xe9; le chemin des
siens, il m’avait parl&#xe9; longuement. Des heures durant, j’avais subi l’assaut de
sa tristesse et de sa m&#xe9;lancolie justement. Aujourd’hui, l’&#xe9;clat de son œil
persistait &#xe0; me souligner que quelque-chose n’&#xe9;tait pas comme d’habitude,
quelque-chose s’&#xe9;tait transform&#xe9;, et allait muer nos vies pour toujours.
J’&#xe9;tais encore loin de me douter de l’&#xe9;v&#xe9;nement terrible qui allait s’abattre
sur nos vies. Je ne pouvais pas me douter que la vie pouvait se retourner en un
tour de main. Je ne savais pas qu’elle pouvait &#xea;tre ironique ou malfaisante &#xe0;
ce point.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;__T’as un truc &#xe0; me
dire ? Lui ai-je encore demand&#xe9;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Il m’a caress&#xe9; le visage du bout des doigts
de sa main droite et m’a regard&#xe9; longuement, observant dans une attention
d&#xe9;mesur&#xe9;e chacun de mes traits, et je me rendais compte tout pendant qu’il
s’exer&#xe7;ait &#xe0; ce jeu impitoyable que je perdais l’usage de la parole. Olivier me
troublait magnifiquement et &#xe7;a me foutait la trouille, une trouille &#xe0; laquelle
j’aurais pr&#xe9;f&#xe9;r&#xe9; ne jamais &#xea;tre confront&#xe9;e. Il a simplement acquiesc&#xe9;, son
sourire &#xe9;tait &#xe9;plor&#xe9; et j’en ressentais chaque nuance avec une gravit&#xe9; qui ne
me ressemblait pas. Et finalement, je compris ce qu’il faisait, il figeait ce
moment si fugace au fond de lui, il cherchait &#xe0; en conserver l’image ou le
souvenir. J’&#xe9;tais fi&#xe8;re, cavali&#xe8;re, et sans retour vers un lendemain possible. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;__c’est Barbara, elle eu
un accident.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Les traits de mon visage se sont sculpt&#xe9;s
dans l’effroi, ils se sont perdus, s’enfuyant &#xe0; la d&#xe9;rive de leurs propres certitudes,
&#xe9;gar&#xe9;s dans des expressions que je n’avais pas l’habitude de c&#xf4;toyer. Ils
&#xe9;taient soudainement crisp&#xe9;s dans une souffrance si br&#xfb;lante que des visions de
corps d&#xe9;chiquet&#xe9;s s’amoncelaient entre Olivier et moi. Des morceaux de chair
sanguinolente &#xe9;clataient partout dans mon corps. Il a attendu un court instant,
ne d&#xe9;sirant pas, je pense, me mettre au supplice de l’attente. Il m’a racont&#xe9;
que c’&#xe9;tait elle qu’il &#xe9;tait all&#xe9; voir quand on s’&#xe9;tait quitt&#xe9;s sur le
trottoir. Il avait re&#xe7;u un appel de Fonnie quand on &#xe9;tait encore chez mon p&#xe8;re.
Je n’arrivais toujours pas &#xe0; dire : &#xab; chez mon p&#xe8;re et Sophie &#xbb;.
Fonnie l’avait appel&#xe9; et elle m’avait d&#xe9;sert&#xe9;e, moi, son amie. Mes yeux avaient
du mal &#xe0; se stabiliser sur quelque-chose, sa bouche, ses l&#xe8;vres m’&#xe9;chappaient,
les mots qui en sortaient &#xe9;taient doux et violents, ils claquaient comme des
fouets cinglants dans ma t&#xea;te. Barbara et son amant rentraient d’une petite
escapade en deux roues. Lui, il avait deux ou trois &#xe9;gratignures, et Barbara
&#xe9;tait encore endormie. Quoiqu’il advienne par la suite, c’est d&#xe9;sormais dans un
fauteuil qu’elle pourrait contempler la vie et s’alanguir sur la sienne pass&#xe9;e.
Il y avait cinquante pour cent de chances qu’elle ne remarche jamais. Elle
pouvait dire adieux &#xe0; ses footings et autres r&#xe9;jouissances sportives. C’est
comme &#xe7;a que j’ai appris que son gars, son amant, son mec, appelle-le comme tu
veux, avait d&#xe9;cid&#xe9; de quitter sa femme et de vivre avec Barbara. Ariane &#xe9;tait
tomb&#xe9;e de haut, Ariane, c’&#xe9;tait la copine d’Adrien, le fils de Barbara. Ils
pouvaient &#xea;tre contents d’eux, les amants maudits, ils venaient de foutre la
merde entre leurs m&#xf4;mes respectifs, et Barbara ne remarcherait plus jamais. Peut-&#xea;tre
m&#xea;me, dormait-elle pour toujours…&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;

</description><pubDate>Thu, 19 Jun 2008 15:13:47 GMT</pubDate></item><item><title>Accords fr&#xf4;l&#xe9;s, ch 3 (partie 18)</title><dc:creator>blairaudes</dc:creator><link>http://loesie.canalblog.com/archives/2008/06/18/9617337.html</link><category>Roman, accords fr&#xf4;l&#xe9;s</category><comments>http://loesie.canalblog.com/archives/2008/06/18/9617337.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://loesie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9617337/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://loesie.canalblog.com/archives/2008/06/18/9617337.html</guid><description>

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;/span&gt;Je marchais tranquillement vers le th&#xe9;&#xe2;tre
quand j’ai re&#xe7;u un texto. Olivier me disait qu’il m’aimait et qu’il voulait que
je lui promette autre-chose que des lendemains de cuite. Il ne me demandait pas
de faire des enfants non plus, en fait, il ne demandait pas grand-chose &#xe0; part
une certaine forme d’all&#xe9;geance. Je lui ai r&#xe9;pondu que j’aimais partager ces
lendemains de cuite avec lui justement, et que les promesses n’&#xe9;taient jamais
rien d’autres que des promesses. C’&#xe9;tait ce qu’il attendait pour m’appeler. Il
&#xe9;tait dans la souffrance, il voulait me voir sur le champ, il avait besoin de
me parler, et &#xe7;a ne pouvait pas attendre. Je lui ai dit que je travaillais au
caf&#xe9; ce soir et que je ne serais pas disponible. Il m’a r&#xe9;pondu qu’il y serait
dans une heure. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Je
tirais sur ma cigarette et je regardais la fum&#xe9;e s’&#xe9;chapper silencieusement.
J’allais bient&#xf4;t plonger dans un univers proche du mien. L’&#xe9;criture et le jazz
ne faisaient qu’un. L’&#xe9;criture, le jazz, et la folie. J’aimais Woody Allen, je
l’avais d&#xe9;couvert tr&#xe8;s tardivement mas j’avais accroch&#xe9; d&#xe9;s les premi&#xe8;res
mesures et des les premiers mots. Un univers entier s’&#xe9;tait ouvert &#xe0; moi ce
jour-l&#xe0;. Ce type aimait la musique que j’aimais, il aimait l’&#xe9;criture aussi, et
sa folie avait la douceur d’un baiser rat&#xe9; ou d’une nuit d’amour &#xe0; peine
&#xe9;bauch&#xe9;e. Je n’arrivais pas &#xe0; vivre dans la r&#xe9;alit&#xe9;. Des mondes imaginaires se
superposaient comme des strates de roches oubli&#xe9;es dans mon cerveau. Le monde
que je devais accompagner chaque jour &#xe9;tait gris et terne, et je pr&#xe9;f&#xe9;rais me
retrouver dans mes univers parall&#xe8;les, mes contemporains me posant visiblement
un probl&#xe8;me. J’ai pouss&#xe9; la porte du bar, le groupe &#xe9;tait l&#xe0;, il se pr&#xe9;parait
tranquillement. Mourad &#xe9;tat un batteur hors du commun, et je savais que le beat
serait au rendez-vous ce soir. Philippe D &#xe9;tait au comptoir, c’&#xe9;tait un ami de
Sophie. Il venait d’installer quelques luminaires de sa cr&#xe9;ation, et l’ambiance
promettait d’&#xea;tre chaude. Le concert commen&#xe7;ait &#xe0; dix-neuf heures, pour l’ap&#xe9;ritif,
et il y avait d&#xe9;j&#xe0; foule. Je m’envoyais rapidement une bi&#xe8;re, le patron
n’aimait pas que ses employ&#xe9;s lampent trop. Celles que je boirais en douce ne me
seraient pas cr&#xe9;dit&#xe9;es. J’avais seulement droit &#xe0; deux pintes pour la soir&#xe9;e,
c’&#xe9;tait l’accord. L’heure est pass&#xe9;e tr&#xe8;s vite, j’&#xe9;tais bien occup&#xe9;e, entre les
clients &#xe0; servir, les musiciens &#xe0; satisfaire, et les tables &#xe0; nettoyer, je
n’avais pas le temps de m’ennuyer. Ludo travaillait avec moi, c’&#xe9;tait un mec
plut&#xf4;t sympa, PD jusqu’au bout du sternum mais sympa. La salle s’est remplie
tr&#xe8;s rapidement, et je n’ai pas vu Olivier en pousser les portes, je ne l’ai
pas vu p&#xe9;n&#xe9;trer mon royaume, je ne l’ai pas vu marcher de son pas l&#xe9;ger et
dansant. Quand je l’ai aper&#xe7;u, il &#xe9;tait d&#xe9;j&#xe0; install&#xe9; au bar et discutait avec
le patron, il &#xe9;tait souvent venu jouer ici. Olivier, c’&#xe9;tait un mec qu’il
aimait bien mon patron, et &#xe0; voir son regard aller de lui &#xe0; moi, je savais
qu’il se demandait encore ce qu’Olivier continuait &#xe0; esp&#xe9;rer de moi. Il avait
&#xe9;t&#xe9; le t&#xe9;moin de mes incartades sybarites &#xe0; plusieurs reprises, et il sourcillait
souvent quand je repartais au bras d’un autre. J’ai salu&#xe9; Olivier comme si la
nuit pass&#xe9;e n’avait jamais exist&#xe9;, comme si cette journ&#xe9;e n’&#xe9;tait qu’un
souvenir imagin&#xe9;. Je n’&#xe9;tais plus d&#xe9;tentrice de ses exhalaisons et pour cela,
aujourd’hui &#xe9;tait un jour nouveau. J’ai expliqu&#xe9; &#xe0; Ludo que je prenais quinze
minutes de pose et je me suis assise &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; d’Olivier. Mon patron s’est &#xe9;clips&#xe9;
en me jetant un regard affect&#xe9;. J’ai bu ma premi&#xe8;re bi&#xe8;re officielle.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;__&#xc7;a va ? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;__Ouais, m’a-t-il r&#xe9;pondu
assez laconiquement. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Son regard paraissait s’&#xe9;tendre dans une
tristesse infinie. S’il comptait me servir ses violonades&lt;a name=&quot;_ftnref1&quot; href=&quot;#_ftn1&quot;&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;&quot;&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/font&gt; contemplatives
en esp&#xe9;rant un peu de commis&#xe9;ration de ma part, il se trompait, je n’&#xe9;tais pas
pr&#xea;te &#xe0; jouer les m&#xe9;c&#xe8;nes du chagrin aujourd’hui. La seule chose que j’aurais
pu d&#xe9;sirer, c’&#xe9;tait son corps, oui, j’aurais pu fondre sur lui &#xe0; l’instant, comme
si j’avais &#xe9;t&#xe9; un oiseau de proie au vol fulgurant.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;br clear=&quot;all&quot; /&gt;

&lt;hr width=&quot;33%&quot; size=&quot;1&quot; align=&quot;left&quot; /&gt;



&lt;p id=&quot;ftn1&quot;&gt;

&lt;p class=&quot;MsoFootnoteText&quot;&gt;&lt;a name=&quot;_ftn1&quot; href=&quot;#_ftnref1&quot;&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;&quot;&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Terme de L&#xe9;o Ferr&#xe9;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;/p&gt;

&lt;/p&gt;

</description><pubDate>Wed, 18 Jun 2008 09:41:00 GMT</pubDate></item><item><title>Accords fr&#xf4;l&#xe9;s, ch 3 (partie 17)</title><dc:creator>blairaudes</dc:creator><link>http://loesie.canalblog.com/archives/2008/06/17/9602637.html</link><category>Roman, accords fr&#xf4;l&#xe9;s</category><comments>http://loesie.canalblog.com/archives/2008/06/17/9602637.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://loesie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9602637/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://loesie.canalblog.com/archives/2008/06/17/9602637.html</guid><description>

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;__J’imagine que &#xe7;a pas d&#xfb;
&#xea;tre facile tous les jours avec ta m&#xe8;re…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;__Comment &#xe7;a ? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Je la contemplais le regard hirsute, je
n’avais pas la l’&#xe9;cume qui fr&#xe9;missait en bouillonnant le long de mes molaires
mais j’&#xe9;tais pr&#xea;te &#xe0; mordre. Je ne supportais pas que l’on me parle de cette
fa&#xe7;on. Je n’avais jamais laiss&#xe9; un psy s’immiscer dans trop d’enfance, alors
Sophie…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;__Ta m&#xe8;re, elle devait
bien tenir la bride &#xe0; ton imagination. Ton p&#xe8;re a arr&#xea;t&#xe9; d’&#xe9;crire &#xe0; cause
d’elle. Tu le savais ?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Je le savais mais j’avais toujours fait la
sourde oreille, c’&#xe9;tait tellement plus simple de laisser glisser leurs mots et
leur violence loin de mes petites oreilles. Elle avait pourtant aim&#xe9; quand
j’avais commenc&#xe9; &#xe0; &#xe9;crire des histoires alors que je n’avais que six ans, elle
avait m&#xea;me &#xe9;t&#xe9; fi&#xe8;re de moi, mais &#xe7;a lui avait pass&#xe9;, &#xe7;a l’avait bien vite agac&#xe9;e.
Il y avait de bien meilleures occupations &#xe0; trouver en grandissant, pr&#xe9;parer HEC
par exemple. Elle n’oubliait jamais qu’elle avait un patronyme &#xe0; particule. &#xc7;a
lui explosait &#xe0; la figure son nom, elle se pavanait avec ses lettres qui
dansaient au-dessus de sa t&#xea;te. Les lettres, &#xe7;a ne lui servait &#xe0; rien d’autre. J’en
avais m&#xea;me &#xe9;t&#xe9; r&#xe9;duite &#xe0; cacher mes productions litt&#xe9;raires parce-qu’elle
fouillait dans ma poubelle et reconstituait mes textes d&#xe9;chus. &#xc7;a l’&#xe9;nervait
que je ressemble de plus en plus au paternel. Il &#xe9;tait &#xe0; lui seul &#xe9;tait
l’&#xe9;picentre de son amertume et elle ne voulait pas que je lui ressemble de pr&#xe8;s
ou de loin. Si j’avais &#xe9;t&#xe9; un gar&#xe7;on, j’aurais port&#xe9; le nom de ma m&#xe8;re. D&#xe9;j&#xe0;,
avant ma naissance, mes parents s’essayaient au compromis.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;__T’es gonfl&#xe9;e, t’as pas &#xe0;
me parler de ma m&#xe8;re comme &#xe7;a. C’est &#xe0; cause de toi que mon p&#xe8;re s’est barr&#xe9;,
ai-je ajout&#xe9; d’un ton plus ou moins convaincant.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;__Je lui ai donn&#xe9; la force
de partir c’est tout. Regarde les choses en face Prune, je parie que tu ne l’as
m&#xea;me pas appel&#xe9;e ta m&#xe8;re depuis que t’es au courant de tout. J’essaie juste de
parle avec toi Prune…j’essaie…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Je savais qu’elle &#xe9;tait l’&#xe9;claireur de
l’ennemi, et qui plus est, une lointaine amie d’Olivier. Je savais aussi que
ses intentions &#xe9;taient pures, elle ne voulait pas d’embrouilles entre le
paternel et moi.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;__C’est bon, ai-je dit,
c’est bon Sophie, on va s’arr&#xea;ter l&#xe0;. J’ai besoin de me reposer, je bosse ce
soir…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;__Tu ne vas pas &#xe0; la
soir&#xe9;e d’Olivier ?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Comme je ne r&#xe9;pondais pas, elle s’est lev&#xe9;e
de son si&#xe8;ge et m’a embrass&#xe9;e doucement, en me disant de bien prendre soin de
moi et de faire attention &#xe0; Olivier, il &#xe9;tait fragile et tr&#xe8;s sensible. Je l’ai
salu&#xe9;e d’un petit signe de t&#xea;te et je n’ai pas pos&#xe9; la question qui me br&#xfb;lait
les l&#xe8;vres, je ne lui ai pas demand&#xe9; qui &#xe9;tait r&#xe9;ellement Marie et ce qu’elle
repr&#xe9;sentait pour Olivier. Je n’ai pas parl&#xe9; d’elle. J’ai fil&#xe9; sous la douche.
Il fallait que je sois au caf&#xe9; &#xe0; dix-huit heures. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Je me laissai surprendre par l’eau froide
et me savonnai activement. J’avais mal pour ma m&#xe8;re, j’avais mal pour Olivier,
j’avais mal pour les autres... Je me comportais comme une garce, je ne
l’ignorais pas. Je m’&#xe9;tais souvent demand&#xe9;e quels rapports Olivier et Marie
entretenaient, il en parlait avec des &#xe9;toiles dans les yeux mais ne m’avait jamais
r&#xe9;ellement d&#xe9;voil&#xe9; grand-chose &#xe0; son sujet. C’&#xe9;tait ou trop vague ou trop subjectif.
Marie me ressemblait, &#xe7;a, je le savais, mais je ne savais pas que &#xe7;a pourrait
me faire du mal. Je suis sortie de la baignoire, il faisait vraiment bon. Je me
suis habill&#xe9;e et j’ai mis ma nouvelle paire de chaussures, celle qu’Olivier
m’avait achet&#xe9;e. Elle avait co&#xfb;t&#xe9; cent-dix-huit euros, ce qui rendait le kilo
de cuir plut&#xf4;t on&#xe9;reux. J’ai enfil&#xe9; une paire de collants bariol&#xe9;s et une
jupette, puis je suis pass&#xe9;e au tabac prendre des cigarettes. Je n’en n’avais
plus. Je savais pourtant qu’on allait en retrouver ce soir, &#xe0; la fermeture Je
n’arr&#xea;tais pas de penser &#xe0; Olivier, j’y pensais &#xe0; corps et &#xe0; cris. Je voulais
qu’il soit &#xe0; moi sans l’&#xea;tre vraiment. Je savais que je compliquais les choses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;

</description><pubDate>Tue, 17 Jun 2008 08:09:26 GMT</pubDate></item></channel></rss>