03 juin 2008
Sybille Avril, artiste peintre
Sybille Avril,
artiste peintre
c'est ici !
Loin, bien loin des tumultes de nos villes
exubérantes, derrière les brouhahas de couleurs d’une terre d’ailleurs, souffle
l’orient de Sybille, demi-teintes écartelées par l’éveil de l’esprit.
S’élançant vertigineusement, ses bâtisses bigarrées prennent parfois corps dans
la mélancolie d’une nuit silencieuse, quand le monde alentour, assoupi, rejoint
celui des chimères. Rouges épicuriens ou jaunes intrinsèques, orangés libertaires
ou magentas dénudés, ses couleurs, éclatantes de folie, crèvent ses façades chamarrées
en s’élevant vers des ciels imaginés. Quelque part, à l’est d’un Eden qui
n’existerait pas, entre Essaouira et
Pondichéry, les doigts de Sybille se promènent, affranchis de toute contrainte,
libérés de toute emprise, pour enfin pouvoir jeter sur la toile le rêve qu’elle
aurait emprisonné, alors enfant.
Sybille Avril est née à Caen en 1972.
Éducatrice jeunes enfants de formation, Sybille développe parallèlement sa
passion des arts en fustigeant la toile de ses doigts. Inspirée par les
résonnances de son enfance et par de nombreuses escapades à l’étranger, elle devient
une artiste peintre à part entière. Ses parents, géographes et historiens, la
bringuebalaient sur des chemins de traverse à la découverte d’une méditerranée escarpée,
où l’on le sait, les couleurs sont éblouissantes. Ces envolées ensoleillées ont
été pour Sybille une source et une richesse à sa créativité, tapis, motifs, imprimés
de tissus, patchworks ont été autant de source d’inspiration. C’est pendant
l’été 2001, lors d’un séjour à Cerbère que Sybille est touchée par la lumière
et la douceur de cette région. Les sens désormais ensorcelés par ces ambiances méridionales,
elle reviendra de ce voyage porteuse d’un puits de luminosité, et en ramènera
des croquis de façades vivement enluminées où l’œil averti pourra y déceler une
pointe plus orientale, empreinte d’un frère vivant en Inde, et peut-être d’un
ancêtre syrien.
La musique, résurgence assidue de ses
émotions, transige avec la personnalité de l’artiste pour composer les différentes
ambiances et atmosphères qui viendront, telles une déflagration bigarrée,
s’écraser sur la toile. Le tempo guide ses doigts, sa main, son corps, et dans
la prolongation, le mouvement, de la même façon que la lumière dispose d’une
action importante sur ses couleurs.
Sybille s’essaie au pastel, à l’aquarelle, et
à quelques autres procédés, mais c’est avec le pastel sec que l’artiste se
révèle. Ce dernier, captant la lumière, lui permet de travailler ses émotions
exactement comme elle le désire. Sybille aime les cieux et les nuages,
peut-être bien parce-que enfant, ses yeux levés vers la voute céleste, elle
n’entendait pas les professeurs lui souffler qu’elle était dans la lune ou dans
les nuages, ces nuages-mêmes qui deviendront pour elle une source inépuisable
d’inspiration.
27 avril 2008
Pour la peinture de Sybille...
D’infinies combinaisons
aux multiples visages,
Te dévisagent,
De façades bigarrées en
images incandescentes,
Tu réinventes,
La vie pas rêvée d’un
soleil d’ailleurs,
Que tu fleures,
Foule bigarrée
hétéroclite, en éternel voyage
Assemblage,
Des immeubles imaginés se
dressent vers un ciel infini,
Photographie,
Quand la nuit te fait l’hôte
de sa toile impudente,
Tu réinventes,
La vie rêvée d’une nuit
acrylique,
Esthétique,
Sentir le pastel descendre
la toile dénudée,
Obscurité,
Pigmenter les ciels de
tourmentes aurifères.
Lumière.
24 avril 2008
De corps torturés en âmes à peine bariolées, le
travail de Philippe Morel nous convie à la mélancolie et à l'introspection. Avant, après, l'art ne joue pas avec le temps et à peine avec les mots.
L'artiste se livre peu, ébauchant un sourire, un soupir...Il rêve.
Il dévisage le temps, l'estime et le secoue, le visage grave, il fixe un
visage, peut être une expression. Attraper ce qui s'échappe, esquiver le
sablier, et s'y accrocher, et le retourner...Y a-t-il rêve plus beau ? Saisir
ce qui n'existe plus et frapper la terre, la battre, la violenter, jusqu'à
cette dose infinie de plaisir, jusqu'à cette folie indestructible de la
création, et donner vie, et partir avec elle, et jouer avec les doigts, et le
temps, et la nuit...
Modeler, fabriquer, accomplir, créer.
Se réveiller, l'écume bouillonnante à l'aube d'une idée, aux morsures du temps.
Créer toujours, à vie, avant, après, tel est la destinée de l'artiste, saisir
ce qui est invisible, comprendre ce que vous ne voyez pas, et vous l'offrir
enfin...
Laisser une trace, une poussière de votre être, car vous êtes la terre, le
sujet, l'image. Il vous observe, il mitraille à la dérobée. Il est aussi le
photographe, celui qui dévisage, il scrute, il contemple, il vous devine,
endimanchée ou liquoreuse, il vous surprendra aux tréfonds de vous même,
Madame, modèle ou contemplatrice.
