29 juin 2007
Existence
Un dimanche soir aux sonorités acerbes,
Scandaleusement emmitouflée de rosée
Traquant le mal comme un désir vampirisé,
En 1939, quand l'été claque sa gerbe,
Substances irradiées, jetés à la poussière,
De demis transfuges, évanescent de râles,
Des libertés perdues jusqu’à l’aurore pâle,
Aux regrets importuns d’un ciel mortifère,
Fouillant dans les regards vitrifiés et perdus,
Poupée rose caillou, somnolente et perfide,
De tendresse infinie à la seringue humide,
Filant comme un venin grisâtre répandu,
Tes visions solitaires, possibles pénitences,
Ne se cherchent plus sur les banquises vestiges,
Reviennent comme un voleur de lettres, et fustigent,
Comme un petit braqueur de soleil mort, l’errance,
Sur l'autel de tes rêves matraqués et obscurs,
Dans ta chambre aux reflets surannés de tendresse,
Reviennent débusquer leur sombre maladresse,
Et sucer du désir jusqu'à l'oubli de ses murs.
